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12 févr. 2009

une vie sociale chez les petits.



L'école maternelle est le premier véritable lieu de socialisation de l'enfant dans lequel il apprendra avant tout à vivre en groupe. Cette entrée à l'école est également pour l'enfant la première séparation du cocon parentale. Ainsi, Philippe Meirieu lors du Congrès de l’AGEEM du 5 juillet 2008 a insisté sur le fait que «l'école maternelle est à une place décisive et joue un rôle absolument fondamental. Elle fait rupture avec la communauté familiale ou sociale. Et, pour que cette rupture soit acceptée et constructive, elle doit en faire un objet de travail, l’inscrire dans une trajectoire, permettre qu’elle ne soit pas vécue comme une violence, un arrachement prématuré, une trahison… mais bien comme un moyen de se développer, de découvrir de nouveaux modes de fonctionnement et de nouveaux horizons… qui permettront de revenir plus riche et, progressivement, de plus en plus libre dans l’espace communautaire, familial et social. »
Dans le cadre de cette rupture avec le cocon familial le développement d'affinité, permet d'offrir aux enfants un soutient émotionnel et cognitif. Un grands nombre de travaux ceux sont consacrés à démontrer l'importance des relations interpersonnelles dans le développement social. Ces derniers ont notamment démontrés que la qualité du réseau social des enfants facilite l'intégration sociale et participe à la réussite scolaire en augmentant la motivation, les attitudes coopératives et la participation en classe.
Les amitiés précoces semblent moins durables et sont davantage basées sur la proximité et les champs d'intérêt communs pour le jeu que les amitiés qui s'établissent entre enfants plus âgés. La versatilité est une des caractéristiques des amitiés chez les jeunes enfants, alliances et conflits jalonnent leur relations. Cependant ces liens complexes sont étroitement liés avec les compétences sociales et fournissent à l'enfant des repères affectifs, source de sécurisation. Un des organisateurs des interactions entre les tout -petits semble être le concept de dominance sociale. En effet, la dominance suppose des relations asymétriques entre les enfants, chacun ayant connaissance de sa place, elle permet un bon fonctionnement du groupe. La dominance sociale serait un phénomène d'adaptation collective permettant au groupe de résister aux pressions endogènes visant à sa déstabilisation.

Pour en savoir plus:
Baudier, A., & Céleste, B. (2002). Le Développement affectif et social du jeune enfant. Nouvelle édition mise à jour. Paris : Nathan.

27 oct. 2008

L'estime de soi et la protection contre l'échec


L'estime de soi, est partagée entre la volonté d'avoir une image de soi la plus exacte possible et la volonté de garder une image de soi positive. C'est dans ce but que l'enfant va mettre en place tout un ensemble de mécanismes de protection face a l'échec.

On verra un enfant s'attribuer seulement la responsabilité de ses réussites, et se déresponsabiliser de ses échecs. Il arrive parfois qu'un enfant se sachant en difficulté, se mette dans une position appelée auto-handicap, il crée lui même une situation défavorable a sa réussite. En effet suite a son échec inévitable l'enfant pourra se décharger sur une cause externe et sa performance ne pourra donc pas être directement mise en cause. D'autre stratégies comme les comparaisons jouent un rôle important. L'enfant attribuera les bonnes notes de ses camarades a leur capacités hors du commun et se mettra en avant en se comparant aux camarades ayant eu de moins bons résultats. Enfin dans les cas les plus extrêmes, l'enfant n'accordera plus aucune importance a l'école (ou a certaines matières) et renoncera a mettre en place des stratégies correctives. Toutes ses protections face a l'échec ne feront qu'aggraver la situation dans laquelle se trouve l'enfant en difficulté.

Chez les plus jeunes le concept de Soi se construit a travers le regard de l'adulte il importe donc de lui renvoyer une image positive et ceux quelque soit ses résultats. « Même si son travail n'est pas satisfaisant, l'enfant doit être traité et se percevoir comme une personne de valeur afin d'éviter qu'il adopte des conduites d'auto-protection contre-productive. » D.MARTINOT

Attention cependant a ne pas créer une estime de soi trop élevée chez l'enfant, ce qui pourrait l'amener a se surévaluer, a se fixer des objectifs qu'il ne pourrait atteindre.

Pour en savoir plus:
M.C. TOCZEK, D.MARTINOT, le défi éducatif des situation pour réussir, édition Armand Colin
association canadienne pour la santé mentale
Organisme ESTIME DE SOI

24 oct. 2008

L'ennui au service de l'enfant


Sachons apprivoiser l'ennui plutôt que de l'éviter.

Aujourd'hui, les enfants n'ont plus le droit de s'ennuyer... Les activités s'enchainent les une après les autres et l'enfant n'a plus le temps de se retrouver seul a ne rien faire. Cependant, un trop plein d'activité a pour conséquence d'épuiser l'enfant.


L'ennui analysé comme un déficit d'activité est pourtant particulièrement riche en terme d'occupation, en effet s'ennuyer c'est: rêver, imaginer, découvrir le monde qui nous entoure. L'ennui est source de création et d'invention et les pensées suffisent a meubler l'ennui.

Ces moments privilégiés ou l'enfant se retrouve seuls avec lui-même sont indispensables pour la construction de sa personnalité. Le travail psychique effectué pendant ce temps contribue au processus de maturation, c'est un moment ou il apprend, peu a peu, a se détacher de la présence de ses parents et chemine vers une certaine autonomie.

« Face a l'ennui, il ne sert a rien d'aller au-devant du désir des enfants. Cela leur évite précisément de se poser la question de ce qu'ils désirent, question fondamentale pour exister en tant que personne a part entière. » Roger Tebou

Pour en savoir plus:

R. TEBOUL, Je m'ennuie !, Louis Audibert, 2003.

15 oct. 2008

la phobie scolaire



La phobie scolaire, décrite comme une peur irraisonnée d'aller a l'école, se retrouve chez 5% des enfants et adolescents.
Ses symptômes sont considérés, la plus part du temps, comme des caprices, et se manifestent par des réactions physiques comme des pleurs, des cris, mais également des vomissements ou des maux de tête. L'enfant au moment d'aller a l'école manifeste une réaction d'angoisse intense, et se calme instantanément des qu'il n'est plus confronté a ce départ. Il tentera de rationaliser sa phobie en trouvant des explications basées sur le comportement de la maitresse ou celui des copains. Les raisons invoquées peuvent alors sembler banales mais pour l'enfant il s'agit d'un stress majeur.
Il a par ailleurs été constaté que l'enfant ne rechigne pas a travailler a la maison et fait même parfois preuve d'hyperinvestissement.
Cette pathologie trop souvent ignorée est pourtant a prendre en charge le plus tôt possible.
Une fois la phobie décelée, il faudra aider l'enfant a extérioriser ses angoisses et a désapprendre des réflexes anxiogènes a l'aide d'un thérapeute cognitivo-comportementaliste (recherche la modification du comportement de l'enfant afin de lui permettre de se libérer rapidement des symptômes qui le font souffrir).
Des situations a éviter:
- Les cours par correspondances qui ne font qu'éviter le problème.
- Les changements d'écoles qui ne font que déplacer le problème.

Pour en savoir plus
-C.ANDRE et MUZO, Petites angoisses et grosses phobies, Seuil, 2005
-P.COFFIGNEAU et J.PALAZZOLO, Des maux du corps aux maux de l'ame, Ellebore, collection champs ouverts, Paris, 2005